Musique

NOUVEAUTE DISCOGRAPHIQUE

A propos

Naxos propose la première gravure intégrale du poignant « Requiem pour les frères disparus, » d’ Alexandre Kastalsky.
Composé en marge de la Grande guerre en hommage à toutes les victimes « alliées », cette réalisation a été captée en direct sous la direction fervente du chef d’orchestre Leonard Slatkin,

Une publication audacieuse, révélation d’une œuvre chorale majeure de son temps prise dans les tourments de l’Histoire mondiale.
Textes de présentation en anglais uniquement, textes des œuvres en latin, grec, russe, anglais, italien, français, traduits uniquement en anglais.
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Une autre version est disponible aux Editions Hortus:
Enregistrée en concert à la philharmonie de Moscou (Russie) le 7 octobre 2014 et à la collégiale Saint-Pierre de Douai en octobre 2016.
Livret en anglais et russe.

Biographie rapide

Alexandre Kastalsky (1856-1926), l’un des plus importants compositeurs de musique chorale orthodoxe de cette époque, laisse  une œuvre essentiellement religieuse. Les zélateurs de la révolution d’Octobre, déclareront toute musique d’église obsolète et inutile, et lui intimeront l’ordre de se consacrer à l’étude des musiques populaires russes, de sorte que le Requiem deviendra une de ces œuvres
« maudites » du XXe siècle,et sombrera dans un oubli immérité, que pallie ce premier enregistrement mondial, reflet d’un concert commémoratif en la cathédrale de Washington le 21 octobre 2018, donné en marge du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre !

La genèse de l'oeuvre

Dès l’été 1914 Kastalsky  envisage la composition de l’oeuvre, à la mémoire de toutes les victimes « alliées » du conflit, projet œcuménique et syncrétiste.
La composition du Requiem s’étalera sur trois ans : l’œuvre en devenir à l’image de l’interminable conflit, atteindra finalement la «somme» de dix-sept mouvements, dont les derniers composés après une création partielle.

Il s’agit donc d’une sorte de War Requiem, composé directement en prise avec les événements, éploré plus que pacifiste, et « partisan » dans les choix et références qu’il s’impose. Loin de toute dénonciation directe et « neutre » de l’absurdité de la Guerre, le Requiem de Kastalsky évoque tant le courage des disparus au nom de leur idéal de liberté que le consolateur devoir de mémoire des survivants endeuillés.

Distribution

Naxos : Anna Dennis, soprano ; Joseph Beutel, baryton-basse ; Cathedral Choral Society; The Clarion Choir ; The Saint Tikhon Choir  ; Kansas City Chorale; Orchestra of St. Luke’s ; direction : Leonard Slatkin.
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Editions Hortus : Chœur d’homme de Moscou « Kastalsky » (direction : A. Roudnevsky), Figularchor de Cologne , Chœur de la cathédrale de Graz  ; Ekaterina Yassinskaia, soprano ; Lioubov Chichkhanova à l’orgue Cavaillé-Coll-Mutin de la philharmonie de Moscou, direction : Wladimir Degtiarev. Sylvain Heili à l’orgue Cavaillé-Coll/Mutin  de la collégiale Saint-Pierre de Douai (France).Enregistré en concert à la philharmonie de Moscou (Russie) le 7 octobre 2014 et à la collégiale Saint-Pierre de Douai en octobre 2016.