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Du 17/10/2026 au 23/10/2026

MATRES AMERICAINS

Les Quatre Tempéraments est reconnu comme un chef-d’œuvre, une œuvre sans précédent dans l’histoire de la chorégraphie.

A propos

Du 17 au 23 octobre 2026

MATRES AMERICAINS

Avec Maîtres américains, la saison du Ballet de l’Opéra national du Capitole s’ouvre sur deux pierres angulaires du New York City Ballet, signées George Balanchine et son héritier direct, Peter Martins.
Les Quatre Tempéraments (1946), sur la partition que Paul Hindemith composa pour Balanchine,  fonde le néoclassicisme dépouillé qui s’imposera bientôt comme le style américain : danse pure, tenues de travail, contrepoint visuel à la musique.
Composé d’une succession trépidante d’ensembles, de pas de deux, de soli, le ballet fait alterner des passages d’une rapidité fulgurante, qui mettent en valeur la virtuosité technique et la musicalité

Fearful Symmetries (1990), sur la pulsation jubilatoire de John Adams, en relance la dynamique pour la génération suivante. Peter Martins est attendu à Toulouse pour cette reprise ; Nilas Martins chargé de la restitution de la chorégraphie et du style

En 1940, George Balanchine commande à Paul Hindemith, une courte œuvre de musique de chambre destinée aux soirées musicales qu’il donne dans son appartement de la 52e rue.
Ce sera
Thème avec quatre variations (selon les quatre tempéraments), que Balanchine rebaptisera The Four Temperaments (Les Quatre Tempéraments) lorsqu’il décidera d’en faire un ballet, six ans plus tard,, pour le programme d’ouverture de la nouvelle Ballet Society, précurseur du New York City Ballet.
Le synopsis des Quatre Tempéraments repose sur la théorie d’Hippocrate, selon laquelle la santé du corps dépend d’un bon équilibre entre les quatre humeurs, chacune contribuant à donner un tempérament à la personnalité humaine : mélancolique, sanguin, flegmatique et colérique.
Hindemith, dans cette partition, dépeint ces quatre tempéraments dont Balanchine fera une riche «
mise en ballet».
Balanchine ne veut en aucun cas illustrer les intentions du compositeur. Celui qui aime la danse pure, préfère les éclairer et privilégier la forme; il donne à sa danse le lié de la musique : « les caractéristiques “enroulements” balanchiniens rendent la ligne ondulante de la mélodie, le travail très élaboré des bras et des pieds, dont la rapidité exige des danseurs un influx nerveux exceptionnel, traduit les rythmes. » ainsi que le précise l’historien de la danse Paul Bourcier.

Balanchine
a puisé dans le vocabulaire classique mais aussi dans la technique moderne telle que l’enseigne
l’Américaine Martha Graham. Le procédé du chorégraphe correspond d’ailleurs exactement à celui du compositeur dont la partition est un modèle de coopération et d’équilibre entre les enseignements classiques et les tendances esthétiques modernes.

Lors des premières représentations, en 1946, le succès ne fut pas unanime .Balanchine fut très mécontent des costumes créés par K. Seligmann qui avait complètement caché le corps des danseurs.
Aussi, lors de la reprise de 1951 par le New York City Ballet, les danseurs étaient en tenue de travail : collants et maillot pour les filles et collants et t-shirt pour les garçons.
Le dépouillement vestimentaire balanchinien était né afin de
révé ler le corps dansant et ses lignes. Certains y virent un acte de rébellion contre l’asservissement de la danse aux arts visuels

Aujourd’hui,
Les Quatre Tempéraments est reconnu comme un chef-d’œuvre sans précédent dans l’histoire de la chorégraphie.
Ce fut une des premières manifestations du classicisme dépouillé et déstructuré
que Balanchine déploiera tout au long de sa carrière et qui exercera une influence profonde sur le style américain
naissant ainsi que sur le ballet à l’échelle internationale
George Balanchine est l’un des plus célèbres et des plus créatifs chorégraphes du XXe siècle
De son véritable nom Géorgi Balantchivadzé, ce Géorgien, longtemps danseur et chorégraphe aux Ballets russes de Diaghilev, s’installe aux États-Unis en 1934 où le mécène L. Kirstein lui donne l’occasion de régénérer la danse classique qui, dans la vieille Europe, s’empêtre dans un héritage séculaire.
Leur association donnera lieu à la création de l’une des plus prestigieuses compagnies de danse au monde, le New York City Ballet.
Abandon de la narration dramatique, priorité accordée à l’élément dansé, suppression des décors envahissants et des costumes encombrants au profit d’éclairages soignés et de vêtements dépouillés qui exaltent les lignes, distorsion du vocabulaire classique sont les apports déterminants de Balanchine à l’art chorégraphique du XXe siècle.
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Informations pratiques

Horaires ;Les 17, 20, 21, 22 et 23 octobre à 20h. Le 18 octobre à 15h
Réserver – (Crédit photo© David Herrero)
Adresse :Théâtre du Capitole – Place du Capitole – Toulouse
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