POUR UN OUI POUR UN NON
Une petite tragédie du quotidien que le théâtre transforme en comédie jouissive !
A propos
A partir du 27 Janvier 2026
POUR UN OUI NON POUR UN NON (Durée : 1h15) de Nathalie SARRAUTE
Mise en scène : Tristan LE DOZE
Avec : Bernard BOLLET, Gabriel LE DOZE, et Anne PLUMET
Scénographie : Morgane LE DOZE – Lumières : Christophe GRELIÉ
« Pour un Oui ou pour un Non », en effet… c’est souvent d’un rien que partent brouilles et guerres. Nathalie Sarraute démonte sous nos yeux le mécanisme de déconstruction d’une vieille amitié, à partir d’une simple réplique devenue culte :
«C’est bien…ça !». Le langage devient une arme insidieuse, creusant le fossé d’une rupture absurde, dont nous devenons les témoins privilégiés.
Une petite tragédie du quotidien que le théâtre transforme en comédie jouissive !
« C’est un théâtre de langage. Il n’y a que du langage. Il produit à lui seul l’action dramatique…Je pense que c’est une action dramatique véritable, avec des péripéties, des retournements, du suspense, mais une progression qui n’est produite que par le langage». (Nathalie Sarraute au Monde, le 1/1/1967).
ARGUMENT DE LA PIÈCE
« C’est plutôt que ce n’est rien… ce qui s’appelle rien… ce qu’on appelle ainsi…en parler seulement, ça peut vous entraîner… de quoi on aurait l’air ? »
Deux amis se retrouvent après être restés quelque temps éloignés.
Le premier, H1, s’inquiète de cette distance que le second, H2, semble avoir voulu mettre entre eux. Il veut savoir la cause de la silencieuse déréliction d’une amitié pourtant si ancienne et si profonde.
H2 nie, tout d’abord. Ilrefuse de reconnaître le refroidissement de leur relation. Mais H1 le poussedans ses retranchements. Il a beau dire que « ce n’est rien, ce qu’on appelle rien »,il faut bien qu’il y ait eu quelque chose.
Lorsque H2 finit par céder, il avoue avoir voulu rompre avec son ami le jour où celui-ci, tandis qu’il se vantait d’un petit succès sans importance, lui a répondu :
«C’est bien, ça», ou plutôt : «C’est bien… ça… », avec un accent sur le «bien» et un suspens avant le «ça».
Une telle confession, la révélation d’une décision si grave pour une raison apparemment si dérisoire, met en branle la machine infernale.
Pour se justifier, H2 devra faire défiler toutes les rancœurs amassées depuis le premier jour ; il devra présenter toutes les preuves versées à un procès déjà perdu et dont il est ressorti et ressortira toujours immanquablement condamné.
Il est «celui qui rompt pour un oui ou pour un non», l’hypersensible à qui l’on ne peut se fier.
Aux yeux de H1, sans doute n’est-il même qu’un «raté», un faux «poète» qui ne se tient à l’écart des autres que par incapacité à se fixer dans le monde.
Inversement, H1 n’est pour lui qu’un «poseur» qui étale sa réussite au regard de tous, un «béotien» incapable d’accueillir la «vraie vie».
En moins d’une heure une amitié se décompose. Pour un «oui» ou pour un «non», ils piétinent ce qui les unissait .(Extrait de l’appareil critique (édition Folio) de la pièce, sous la direction d’Arnaud Rykner.)
Inflormations pratiques
Adresse : Théâtre de Poche Montparnasse : 75 bd du Montparnasse. 75006 Paris.
Horaires : Du mardi au samedi à 21h – Le dimanche à 17h
Tarif plein : 28 € / tarif réduit 22 € / moins de 26 ans 10 €
SITE OFFICIEL