Le Suicidé
UN PETIT BIJOU BURLESQUE
A propos
Du 13 Novembre au 27 Décembre 2026 à 20h30
Le Suicidé – comédie d’après Nicolaï Erdman (2h15 sans entracte)
(Nouvelle production – Entrée au répertoire)
Attention: comédie ! Comme son nom ne l’indique pas, « Le Suicidé » est un petit bijou burlesque alliant mécanique de boulevard et dialogues philosophiques, le tout sur fond de problématiques sociales et politiques, ou comment partir d’une imposture pour révéler les postures tragiques d’une société.
Cette merveille burlesque raconte l’histoire improbable du dénommé Sémione, un homme sans emploi qui vit aux crochets de sa femme et de sa belle-mère dans un appartement communautaire. S’étant levé en pleine nuit, réveillé par une soudaine envie de saucisson, sa vie prend une tournure des plus inattendues : une suite de quiproquos laisse penser qu’il veut se suicider.
Le voisin appelé au secours confirme son intention car il prend le saucisson, que Sémione cache dans sa veste, pour un pistolet. La rumeur se propage et enfle à un tel point qu’elle arrive aux oreilles de plusieurs représentants du corps social, bâillonnés par le pouvoir stalinien.
Tous voient alors dans ce martyr providentiel l’opportunité de faire entendre leurs voix, puisque «seuls les morts peuvent dire tout haut ce que les vivants pensent tout bas».
Un homme de lettres lui demande audience dans son petit appartement, très vite suivi d’un prêtre, d’une amoureuse romantique, d’un boucher… Chacun lui demande de mourir pour sa cause. Le garçon désociabilisé est grandement fier de la considération inattendue qu’on lui porte !
Pour le sociétaire Stéphane Varupenne, « peu de pièces allient comme celle-ci une puissance comique, un fond politique et des questionnements existentiels ». Il ancre cette farce dans l’époque de l’auteur, Nicolaï Erdman, écrivain russe censuré et contraint à l’exil en 1933, sous Staline.
Sa mise en scène, accompagnée de musiciens, fait cohabiter une réflexion sociale avec la mécanique vaudevillesque : le rire qu’elle déclenche recèle une force de vie inouïe, rempart au désespoir.
Mise en scène : Stéphane Varupenne – Texte français et adaptation : Clément Camar-Mercier
Dramaturgie : Clément Camar-Mercier – Scénographie : Éric Ruf _ Costumes : Gwladys Duthil – Lumières : Nathalie Perrier – Musique : Vincent Leterme
Son : Colombine Jacquemont – Travail chorégraphie : Marlène Saldana – Collaboration artistique : Thibault Perrenoud – Assistanat à la scénographie : D.Lenin
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Informations pratiques
Surtitrage: langue des signes française – surtitrage adapté aux personnes sourdes -français -English
Site-officiel
Adresse : Salle Richelieu – 1 place Colette 75001 Paris